Mardi, 08 Décembre 2015 12:29

COP21: les astuces africaines pour attenuer le changement climatique

En attendant de s’accorder sur la partie contraignante et non contraignante au terme de la conférence internationale sur le climat à Paris les pays les plus vulnérables s’appuient sur leur potentiel énergétique pour se tirer d’affaire.

Les ministres de 195 pays examinent toujours le texte de l’accord qui leur est soumis après une semaine de négociations. Au cours de cette semaine qualifiée au sommet du COP21 à Paris, ils entament une course contre la montre du fait que « l’accord doit intervenir jeudi au plus tard pour laisser le temps aux vérifications juridiques finales et aux tractations », indique Laurent Fabius.

 

Certes, les ministres examinent le texte sur « une nouvelle base de négociation acceptée par tous » souligne une négociatrice française, le président du groupe des pays les moins avancés relève un hic tant « le texte est toujours long et ne souligne pas assez les enjeux : l'ambition pour atteindre les 1,5 degré, la transparence, l'accès à la finance climatique et le nouveau mécanisme de pertes et préjudices dans l'accord »,  explique l’angolais Giza Gaspar Martin.

Seule certitude du COP21 à Paris. « L'accord que nous sommes en train de négocier aura une partie contraignante et une autre partie non contraignante», précise le négociateur des Comores. Selon Youssouf Hamadi, il a trait à la mobilisation des ressources par les pays développés, l'ambition, le transfert des technologies, la transparence et les ressources innovantes.

En attendant que l’accord sur le climat convient aux pays les plus vulnérables, le président de Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, à la tribune de la conférence internationale sur le climat à Paris s’engage à «réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 28 % à l'horizon 2030 ». Il compte :
•    Porter la part des énergies renouvelables dans son mix énergétique à 16 %
•    Mettre l'accent sur la reforestation et le développement d'une agriculture neutre en carbone

Et cet engagement nécessite de ressources financières à mobiliser. En attendant aussi que la COP21 accorde des moyens conséquents, les Comores tirent profit de son «potentiel géothermique » qui lui permet « d'économiser 30 millions de dollars par an sur l'importation des hydrocarbures », relève le président comorien Ikililou Dhoinine. Ce qui ne suffit pas à « financer les investissements de base ».

Avec son « niveau de rayonnement solaire le plus élevé au monde », la Namibie par contre compte saisir des «opportunités pour la construction d'un parc solaire et éolien, ainsi qu'une centrale photovoltaïque», précise le président Hage Geingob.

Le Ghana fort de «nouvelles découvertes de réserves de gaz offshore », le pays s’y appuie pour diversifier ses ressources et va « diminuer l'utilisation de pétrole brut et de pétrole pour la production d'énergie d'ici 2025», souligne le président ghanéen John Dramani Mahama.

Par Charles Nwanochi

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