Analyse & Prospective FluxEcoAfrique est le site de référence en matière d’information économique et de veille stratégique en Afrique http://fluxecoafrique.com Wed, 26 Jul 2017 22:26:14 +0000 Joomla! 1.5 - Open Source Content Management fr-fr Jeunes d'Afrique : comment en faire un atout économique http://fluxecoafrique.com/index.php/actualite/analyse-a-prospective/item/1174-jeunes-dafrique--comment-en-faire-un-atout-economique http://fluxecoafrique.com/index.php/actualite/analyse-a-prospective/item/1174-jeunes-dafrique--comment-en-faire-un-atout-economique Jeunes d'Afrique : comment en faire un atout économique
À travers l'identification de métiers d'avenir et l'organisation des compétences, l'Afrique donnera un avenir à…
S'il est un vœu à formuler pour « La Mère Afrique », « continent d'avenir » selon bon nombre d'observateurs, c'est que sa jeunesse puisse se former convenablement et accéder à des emplois décents, sur du long terme, et que les quelques hautes compétences professionnelles actuelles restent en Afrique, tout en étant mobiles à l'international. Pour contribuer activement au développement des pays africains. Pour transmettre leurs savoirs aux plus jeunes. Il ne s'agit point ici de donner des éléments techniques, mais plutôt les enjeux et tendances à venir.

Faire de la démographie un atout

Les différentes élections présidentielles de 2016 dans certains pays africains (Ghana, Bénin, Congo-Brazzaville, Gabon, Tchad, etc.) ont mis en exergue des problématiques de fond qu'il est impératif de vite régler afin d'éviter de graves crises sociales. Il s'agit notamment de la sempiternelle question de l'emploi des jeunes et du chômage structurel. Cet enjeu se situe d'ailleurs dans un contexte d'évolution démographique qui ferait passer l'Afrique de 16 % de la population mondiale en 2016 à plus de 25 % en 2050. Il existe par ailleurs des débats épineux et contradictoires entre les tenants de l'expression « bombe et explosion démographique », ceux de l'expression « transition démographique », enfin, ceux de l'expression « dividende démographique ».

Au bas mot, sur le continent africain, ce sont à peu près 12 millions de jeunes qui se présentent chaque année sur le marché de l'emploi et du travail, dont la moitié ne sont pas recrutés. Ce chiffre passerait à près de 22 millions en 2025. Dans beaucoup de pays africains, 65 à 70 % des 18 à 35 ans sont sans un vrai emploi. L'informel représentant dans certains pays plus 70 % de l'emploi national réel, faut-il le structurer pour qu'il devienne formel et participer « officiellement » à la création de richesses ? Là aussi les avis des experts, des économistes et politiques sont contradictoires. Ce sont donc des politiques d'incitation fiscale et sociale de transition de l'informel au formel qu'il faut approfondir, avec des systèmes d'accompagnement structurel.

Sortir des slogans politiques et passer à l'action

Tous les candidats à la présidentielle ont donc comme leitmotiv dans leurs programmes « l'emploi des jeunes », le développement des « compétences qualifiées ». Slogans de marketing politique pour séduire l'électorat ou véritable volonté politique de mise en œuvre efficiente ? Le président béninois, Patrice Talon, lors de sa visite officielle en France, en avril 2016, avait créé une grosse polémique, l'ire et l'émoi de certains Béninois en affirmant que son pays manquait de compétences et qu'il avait besoin de « coopérants-experts étrangers » pour relancer certains secteurs et administrations publics. Une provocation ? Le Bénin regorge de compétences importantes, sur place et à l'étranger. Alors voulait-il parler d'une politique publique de mise à niveau nécessaire à l'évolution des compétences en fonction des nouveaux enjeux des secteurs publics et économiques du Bénin ?

Le paradoxe sud-africain

En Afrique du Sud, bien que ce pays soit le plus industrialisé du continent, depuis 10 ans, on assiste à une insuffisance du nombre d'ingénieurs et de techniciens supérieurs sur le marché de travail, notamment dans le secteur énergétique et celui des infrastructures alors que le chômage des couches sociales les plus défavorisées ne cesse d'augmenter. Le ministère des Affaires étrangères de ce pays n'avait-il pas déclaré en 2011 que, pour pallier la pénurie de compétences dans les années à venir, le gouvernement allait élaborer une politique pour faire venir 50 000 techniciens dans les domaines des infrastructures, de l'eau et de l'énergie.

Le volontarisme marocain

Au Maroc, la mise en place en 2009 du pacte industriel avait lancé un plan destiné à mobiliser 220 000 emplois qualifiés à l'horizon 2015 dans des secteurs relevant de la sous-traitance industrielle. Il serait intéressant d'en apprécier les effets, d'autant plus qu'un nouveau plan d'accélération industrielle a été défini pour la période 2014-2020, avec 500 000 emplois à créer.

La Côte d'Ivoire, en 2012, avait défini un objectif de création de 1 million d'emplois à l'horizon 2015, mais les dirigeants publics en charge de l'emploi ont estimé à juste titre qu'il fallait affiner les données économiques ainsi que les outils statistiques sur le niveau réel et les perspectives d'emploi.

L'Algérie est contrainte d'importer plus de 7 milliards de dollars de produits manufacturés dans le domaine des hydrocarbures, en raison notamment d'insuffisance allant des dirigeants d'entreprises aux ouvriers qualifiés, pour les produire sur place, selon les propres analyses des économistes algériens.

La nécessité de cursus adaptés de formation

Cela fait déjà une vingtaine d'années que toutes les institutions publiques, les secteurs privés et les organisations citoyennes mettent l'accent sur la nécessité de mettre en place des cursus de formations qualifiantes adaptées aux réalités des marchés du travail, la « fameuse adéquation formation-emploi ». Force est de constater que les stratégies publiques nationales restent dans l'ensemble assez faibles au regard des enjeux de lutte contre le chômage, le sous-emploi et la « poussée » démographique.

Pourtant, les potentiels socio-économiques de certains pays africains sont très importants.

Quelles sont alors les voies d'avenir ?

Les gouvernants politiques, les acteurs publics et privés se doivent de voir comment affiner leurs politiques structurelles socio-économiques, sectorielles et territoriales, valoriser industriellement et dans la durabilité les ressources naturelles, créer des écosystèmes fiables de développement technologique et d'innovation. Les instruments de prospective des formations et métiers d'avenir en fonction de l'évolution démographique et de l'évolution des marchés économiques devront être déployés de manière constante et sur le long terme. La montée en gamme des compétences devrait faire l'objet d'une organisation institutionnelle beaucoup plus méthodique et de coopérations avec le secteur privé, les filières d'entreprises et de métiers.

Il est impératif d'engager des politiques de l'emploi sur la durée et mettre en place une budgétisation pluriannuelle. De même de recommander des coordinations horizontales et verticales entre les différents ministères et ainsi établir des synergies entre tous les organismes en charge du développement économique, social et humain.

Des structures mieux ajustées

Le royaume du Maroc à travers des politiques et plans industriels précis, le Rwanda avec ses politiques de développement de services TIC et de l'agriculture, le Kenya avec le développement de centres technologiques et numériques mettent en place de véritables stratégies de créations d'emplois qui commencent à porter leurs fruits. D'une manière globale en Afrique, les ministères de l'Emploi ou du Travail n'ont que peu d'influence sur la structuration et la fluidité du marché du travail à mettre en place. Les chambres des métiers, de commerce doivent se réformer afin de créer des liens structurels et permanents avec les universités et écoles locales de formation.

Quel regard porter sur les arrivées massives des labels et écoles de prestiges internationales, dont certaines achètent même des terres et des titres fonciers en Afrique ? Oui, pour la formation des élites africaines en Afrique, mais les gouvernants politiques et économiques africains doivent accélérer la mise en place d'instruments d'incorporation de la grande masse de populations modestes et pauvres dans le tissu et les emplois productifs. In fine, on constate donc que se sont finalement le secteur privé et les initiatives socio-communautaires qui savent mieux organiser l'emploi des jeunes.

L'ère des philanthropes ?

Certains hommes d'affaires, comme le Nigérian Tony Elumelu, qui ont « réussi », créent des fondations pour la création d'emplois et d'entreprises. L'objectif de la Fondation Elumelu est d'insérer professionnellement, 10 000 jeunes en Afrique de 2014 à 2024, avec un budget de 100 millions de dollars en leur attribuant des bourses à la création d'entreprises, d'une enveloppe individuelle de 10 000 dollars. Il veut à sa manière « redistribuer » en créant de la valeur sociale. Mais nous pensons que la pertinence d'accompagnement financier des jeunes dans la création d'entreprises serait surtout dans des systèmes et fonds de garantie qui leur permettraient d'accéder à des financements externes beaucoup plus importants. Ce qui leur permettrait d'avoir de véritables PME et de pouvoir justement à leur tour créer des emplois décents. Il existerait d'autres « philanthropes » de ce genre, mais qui sont beaucoup plus discrets. La philanthropie africaine arriverait-elle en force ? !

La rôle des gouvernants est crucial

Alors gouvernants africains, de grâce, hâtez-vous au moins de mettre en place les cadres institutionnels qui puissent permettre aux initiatives privées, citoyennes et sociales de développer et d'accélérer l'emploi des jeunes ! ! Au risque de voir ces jeunes chômeurs récupérés par les tenants des dérives sectaires, terroristes et criminels, dont les discours nauséabonds pourraient être malheureusement la suivante  : « Jeunes Africains, les gouvernants politiques et économiques ne favorisent pas vos insertions professionnelles ? Par leurs égoïsmes et leurs incompétences, ils n'ont cure de vos potentiels, de votre force de travail, de créativités, car eux sont largement à l'abri du besoin, ainsi que leurs enfants, dont la plupart étudient tranquillement à l'étranger, se soignent dans les hôpitaux à l'étranger, alors jeunes venez à nous, nous allons vous donner un sens d'épanouissement et des idéaux d'accomplissement, nous avons du travail à profusion pour vous et qui vous élèvera en conscience et vous donnera la dignité… ».

La piste de l'agriculture

Non ! Absolument, non ! Nous devons tous refuser ces sombres perspectives. Le président de la Banque africaine de développement (BAD) Akinwumi Adesina, lui, a pris ses responsabilités en mettant en place un programme de plus de 700 millions de dollars, pour financer l'insertion professionnelle des jeunes dans l'agriculture et l'agrobusiness en Afrique, en visant la création de 800 000 emplois, dans une quinzaine de pays africains. Espérons simplement que les organismes nationaux en charge de l'exécution de ce programme soient à la hauteur en termes de gouvernance et de transparence et ne procèdent pas à des favoritismes de mauvais aloi dans la sélection des candidats et des projets……

Repérer les gisements d'emplois et de métiers d'avenir...

Les secteurs à gisement d'emploi dans les 10 ans à venir en Afrique sont multiples, selon les pays, leurs niveaux de structuration économique, selon les réformes qualitatives dans leurs administrations publiques. Mais il existe des tendances générales que l'on retrouve dans la plupart des pays : les industries de biens de consommation ; l'énergie ; l'agriculture et la transformation agricole, ainsi que leurs services connexes ; l'environnement et la transition écologique ; les TIC. Des compétences d'ouvriers qualifiés et de techniciens dans la soudure, la plomberie et la mécanique industrielles, des managers dans les supply chain, des analystes des questions d'investissement dans le secteur financier, etc. seront de plus en plus recherchés par les marchés du travail.

... et les transformer

La transformation de ces gisements d'emplois en emplois réels productifs et qualifiés va donc dépendre de la qualité des niveaux de formation initiale et continue, de l'organisation et de la fluidité du marché de travail ; d'une actualisation et d'une bonne gestion de la cartographie des métiers et emplois d'avenir dans un cadre convergent de concertation tripartite entre les secteurs privés, les institutions nationales en charge de l'emploi et du travail, et le monde académique. De quoi noter l'arrivée de nouveaux acteurs du recrutement ou de l'information sur le marché du travail en Afrique par des services ou plateforme numériques. Ces acteurs vont certainement prendre de l'ampleur, connectant ainsi plus rapidement demandes et offres d'emploi, tout en travaillant en amont sur les sélections et le qualitatif. Talents2 Africa vise par exemple les compétences de la diaspora africaine qui veulent travailler en Afrique.

Une approche régionale de la formation et des politiques de création d'emplois

Tout comme il existe des écoles et centres de formation régionaux ou sous-régionaux comme l'école d'ingénieurs 2IE au Burkina Faso, le Cesag au Sénégal, l'École maritime du Ghana, tous ayant pour objectif d'être des centres d'excellence, il faudrait créer davantage de programmes et d'outils régionaux d'adéquation formation-emploi, de développement de compétences qualifiées régionales et sous régionales. La lancinante et sempiternelle question de l'intégration de l'Afrique, qui se focalise sur les questions des infrastructures, de la circulation des biens et des personnes, devrait aussi mettre en place des politiques régionales et sous-régionales de création d'emplois, de développement de mobilité des compétences intra-africaine. À moins que chaque État africain estime que la question de l'emploi et du développement du capital humain soit une question de souveraineté nationale. Ce qui serait un raisonnement désuet au regard du mouvement mondial de la circulation des compétences au cœur duquel l'Afrique va se retrouver dans les années à venir au regard du fait que c'est le continent qui a le plus gros « réservoir » ou « gisement » de jeunes à former et à employer.

Mais les États et les secteurs privés, de concert, devront mettre en place des garde-fous afin que la force de travail des jeunes Africains ne fasse l'objet d'une marchandisation et d'une exploitation frisant l'outrage. Le respect de la dignité humaine et celui d'une certaine éthique devraient être les éléments porteurs pour un accroissement des emplois et des compétences au service du développement économique et du mieux-vivre sur le continent.

Par Roland Portella, Président de la Coordination pour l'Afrique de demain (Cade) et spécialiste en développement d'entreprises.

 

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    c.nwanochi@fluxecoafrique.com (nwanochi) Analyse & Prospective Tue, 31 Jan 2017 13:02:35 +0000
    Électrification : "Et si la solution était dans la mutualisation" http://fluxecoafrique.com/index.php/actualite/analyse-a-prospective/item/1172-electrification--et-si-la-solution-etait-dans-la-mutualisation http://fluxecoafrique.com/index.php/actualite/analyse-a-prospective/item/1172-electrification--et-si-la-solution-etait-dans-la-mutualisation  Birama Sidibé
    La question qui est posée est de savoir comment attirer plus d'investisseurs alors que les…
    Confrontée à de nombreux obstacles, l'Afrique subsaharienne peine à réussir son électrification. En cause notamment des périmètres géographiques et économiques trop faibles, mais que les États peuvent compenser par la mutualisation de leurs infrastructures et de leurs réseaux. Une démarche complexe mais très prometteuse si elle s'accompagne d'un cadre permettant d'attirer de nouvelles formes d'investissement.

    Les limites du cadre actuel

    Le constat est sans appel : malgré un dynamisme économique sans précédent sur les dix dernières années, l'Afrique subsaharienne affiche encore les plus bas taux d'électrification dans le monde. Proche de 100 % en Afrique du Nord, la couverture moyenne chute à 32 % en zone subsaharienne, dont 14 % en zones rurales [1].

    Et, avec des besoins tirés par une croissance démographique ainsi qu'un taux de croissance économique annuel moyen estimé à 5,3 % entre 2015 et 2017 pour plus d'un milliard d'habitants, la tendance ne sera pas à l'amélioration. D'autre part, en plus d'être chère (le prix moyen du kilowattheure excède 10 centimes d'euros contre 5 en Asie [2]), l'électricité délivrée se révèle peu fiable et sujette aux coupures à répétition. Bref, il faut réagir, et sans tarder. D'autant que la Banque mondiale évalue le rattrapage du retard à un investissement de 40 milliards d'euros sur une période de… 10 ans !

    La gestion mutualisée : déjà testée et validée

    Il existe pourtant des solutions viables. En tête, la mutualisation des infrastructures énergétiques, meilleur moyen pour supporter un investissement lourd en coûts fixes. Alors, si au départ cette mise en commun génère certaines réticences comme la peur de l'abandon de souveraineté nationale lorsque le projet regroupe plusieurs pays, elle est contrebalancée par les ressources et les profits générés.

    D'ailleurs, la gestion commune d'infrastructures énergétiques existe déjà en zone subsaharienne et a même fait ses preuves. Rappelons qu'en 1972, l'exploitation du potentiel hydroélectrique du fleuve Sénégal a abouti à la création de l'Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS). La structure est gérée conjointement par le Sénégal, la Mauritanie, le Mali et plus récemment la Guinée. Et si le barrage de Manantali se trouve au Mali, chaque pays membre de l'OMVS récupère sa part d'énergie produite en fonction de sa participation au financement de l'infrastructure. Simple et efficace.

    Des capitaux privés pour relancer des projets en suspens

    Dans la zone subsaharienne de l'Afrique, peu de pays ont les moyens d'investir dans les infrastructures permettant de couvrir les besoins nationaux en électricité. Un pays comme la République démocratique du Congo n'a, par exemple, ni la capacité financière ni l'envergure économique pour financer un projet colossal comme celui de la construction du barrage Inga III.

    L'investissement privé devrait se substituer progressivement à la dette privée et à la dette souveraine. Un tel schéma pourrait être structuré par la vente sur le marché des capitaux des titres de propriété des infrastructures à créer. D'autant que pour les investisseurs privés, le financement d'infrastructures énergétiques peut procurer des possibilités de rendements attractifs.

    Les taux de rentabilité en Afrique sont parmi les plus élevés au monde. À titre d'exemple, les rendements des obligations émises en Afrique sont supérieurs à ceux des pays industrialisés : alors que pour une durée de dix ans, et à maturité égale, la France émet des bons du Trésor à un rendement inférieur à 0,5 %, le Sénégal atteint 6,25 % !

    L'aboutissement espéré

    Véritable épine dorsale du développement de toute économie, l'électricité permettrait non seulement à l'Afrique subsaharienne de faire de sa puissance démographique une force et non plus un frein, mais relancerait par la même occasion l'économie européenne de manière décisive. Les investisseurs privés, qu'ils viennent d'Afrique ou d'ailleurs, doivent donc se tenir prêts à saisir, le cas échéant, les opportunités d'investissement dans le secteur électrique subsaharien.

    Par Birama Sidibé* et Sidy Diop**

    * CEO d'Interface et ancien vice-président de la Banque islamique de développement (BID).

    ** Sidy Diop, vice-président de Microeconomix, cabinet de conseil en expertise économique et régulation.

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      c.nwanochi@fluxecoafrique.com (nwanochi) Analyse & Prospective Mon, 09 Jan 2017 21:18:08 +0000
      Ce que le Maroc rapporte à l’Afrique http://fluxecoafrique.com/index.php/actualite/analyse-a-prospective/item/1127-ce-que-le-maroc-rapporte-a-l’afrique http://fluxecoafrique.com/index.php/actualite/analyse-a-prospective/item/1127-ce-que-le-maroc-rapporte-a-l’afrique Ce que le Maroc rapporte à l’Afrique
      Le Maroc est un pays qui pèse lourd sur l’échiquier africain. Depuis 1999, le Roi…
      Le Maroc, dépourvu de pétrole et de gaz et avec comme seule ressource minéralière, le phosphate, est devenu depuis 2012, le premier investisseur africain dans la Zone UEMOA et dans la Zone CEMAC.

      Le Maroc fait partie du trio de tête des investisseurs africains en Afrique de l’Ouest et du Centre et est le deuxième investisseur africain en Afrique après l’Afrique du Sud. Le Maroc est depuis 2012, le premier pays en Afrique du Nord, le plus attractif en termes d’IDE et le sixième en Afrique.

      Le Maroc fait parti des  grands pays producteur mondial d’énergie solaire. La centrale solaire Noor (solaire thermodynamique), est entrée en service en février 2016 près de Ouarzazate au Maroc.

      Avec 160 MW, la centrale Noor devient la 7e centrale solaire thermodynamique la plus grande au monde, après 5 centrales américaines aux premiers rangs, puis la centrale Solaben en Espagne. Son extension, programmée en trois étapes, portera sa puissance à 580 MW. La centrale Noor deviendra alors la plus grande centrale solaire au monde.

      Le Maroc est le premier producteur mondial de phosphate et détient 50% du phosphate mondial.

      Le Maroc accueille 8.000 étudiants africains, dont 6.500 boursiers (payés par le contribuable marocain) issus de 42 pays du continent.

      Le Maroc, entre 2000 et 2010, a conclut plus de 300 accords de coopération, tous secteurs confondus, avec des pays d’Afrique Subsaharienne.

      Le Maroc organise un rendez-vous économique africain majeur, le Forum Afrique Développement (AttijariBank) qui en est à sa 4éme édition en 2016.

      Que dire de ce qu’il est permis d’appeler ‘’le modèle marocain de transformation économique’’  sous le leadership visionnaire et volontariste du style de management public impulsé et incarné par le Roi Mohammed VI. Le ‘’modèle marocain’’, même s’il reste au Royaume chérifien beaucoup de défis à relever,  mériterait d’ailleurs à être enseigné dans les business schools et dans les écoles nationales d’administration en Afrique.

      Avec l’Afrique du Sud en Afrique Australe, l’Ethiopie en Afrique de l’Est, le Nigéria en Afrique de l’Ouest, le Cameroun en Afrique Centrale et l’Ile Maurice dans l’Océan Indien, le Maroc, en Afrique du Nord,  vient compléter ce panorama de ces ‘’champions’’’ africains, véritables locomotives sous-régionaux d’une Afrique en mouvement et en situation. Une Afrique qui vit un reclassement géostratégique, géoéconomique et géopolitique sans précédent.

      Ce Maroc sous Mohammed VI, impulser des sauts qualificatifs et est entrain de réécrire une nouvelle grammaire des relations économiques et commerciales Sud-Sud.

      Siré SY, Président du Think Tank Africa WorldWide Group






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        c.nwanochi@fluxecoafrique.com (nwanochi) Analyse & Prospective Thu, 04 Aug 2016 01:39:51 +0000